Les gens pas d’ici

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Les gens pas d’ici


Variation sur Les gens d’ici de Julien Clerc (This mélody 🔊) 1

Il y a presque 25 ans, nous avons acheté notre maison ici, à Bélaye. Nous avions déjà visité de nombreuses maisons en France, mais celle-ci, Margou, était la maison, et surtout l’endroit qui nous plaisait à tous les deux. Elle est devenue notre seconde maison, notre second foyer.

Grâce à Eric Boudet, qui nous a emmenés au Feu de la Saint-Jean, nous avons rapidement fait connaissance avec les habitants. Ineke ne parlait presque pas français, et moi, je me débrouillais avec mon français de lycée (qui, dans mon jeune temps, était encore une matière obligatoire), mais le contact s’est établi.
C’était une période de convivialité dans la Salle des fêtes, alors tout juste ouverte, et lors de longs repas au village.

Bélaye est un village aux habitants d’horizons variés. Il y a ceux qui y sont nés et ceux qui viennent d’ailleurs.
Ce que nous avons tous en commun, c’est l’amour de ce bel environnement et l’attention portée aux autres. Ici, tout le monde prend le temps d’échanger quelques mots. Et comparé aux zones urbaines d’où beaucoup d’entre nous viennent, le stress est presque inexistant, avec beaucoup d’espace et de tranquillité.

Parce que nous tenions tant à cette qualité de vie, nous avons décidé, il y a plus de 10 ans, de nous y installer définitivement. Nous ne l’avons jamais regretté une seule seconde.

Mais au fil des années, certaines choses ont changé.
Le magnifique Feu de la Saint-Jean a disparu. Toutes les festivités ont pris une tournure commerciale.
Le calme, qui nous est si précieux, est parfois menacé. Nous en avons tous des exemples.

Un autre changement majeur s’est produit : ce qui relevait auparavant de la commune dépend désormais de la Communauté de communes 2.
Quand nous sommes arrivés, les routes étaient bien entretenues. Aujourd’hui, elles sont devenues un patchwork de réparations mal faites, rendant la chaussée parfois lamentable, voire dangereuse.
Notre maire n’y peut pas grand-chose, car cela relève désormais de la Communauté de communes, du département ou de l’État. Quoique ? 3
L’argent existe, bien sûr, mais le réseau routier n’est manifestement pas une priorité pour nos élus.

Un changement positif, cependant, est l’amélioration des infrastructures avec l’arrivée de la fibre optique. Rien à voir avec les connexions par modem téléphonique à notre arrivée ici !
Dans une commune rurale comme la nôtre, c’est un atout majeur. Si j’avais encore été en activité, j’aurais pu y gagner ma vie. Cela me semble un grand avantage pour attirer de jeunes actifs souhaitant s’installer ici.

En fin de compte, nous sommes très heureux d’avoir trouvé notre chez-nous ici.
Bélaye, la qualité de vie !
Je pense que la plupart des ‘nouveaux arrivants’ partagent une expérience similaire.

  1. « Les gens d’ici ne sont pas plus grands, Plus fiers ou plus beaux, Seulement, ils sont d’ici, les gens d’ici » ↩︎
  2. « […] un établissement public de coopération intercommunale regroupant plusieurs communes d’un seul tenant et sans enclave.
    Elle a pour objet d’associer des communes au sein d’un espace de solidarité, en vue de l’élaboration d’un projet commun de développement et d’aménagement de l’espace. » ↩︎
  3. La communauté de communes est gérée par un conseil communautaire ou conseil de communauté, composé de conseillers municipaux des communes membres. ↩︎

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